Graduation de la 3ème promotion agro-écologique

L’homme, dans sa vie quotidienne et dans son environnement, cherche toujours un mieux être. L’environnement est l’ensemble des éléments naturels et artificiels qui nous entourent, le théâtre de toutes sortes d’activités humaines et est toujours victime de ses propres œuvres.

La protection de l’environnement est la lutte sacramentelle du MPP en collaboration avec ses partenaires œuvrant dans ce vaste champ. Pour y faire face, depuis 2010, le centre national de formation des cadres paysans MPP accueille de nombreux jeunes (hommes et femmes) dont leur mission est d’aller former des brigades écologiques dans les milieux ruraux prôné par le MPP depuis des années en vue de sauver notre planète. Dans l’idée d’apporter une solution au problème écologique en Haïti, Arg. Chavannes Jean-Baptiste implante un centre de formation agro-écologie à Papaye.

Le dimanche 21 juillet 2013, Au centre Lakay, en présence de diverses personnalités : Le directeur exécutif du MPP, le représentant du ministère de l’agriculture, le représentant de l’ambassade de France en Haïti et le représentant de la Fondation France, dix-neuf jeunes techniciens et techniciennes agro-écologistes ont été gradués et ont reçu leurs Attestions.

Etant conscient du problème agro-écologique en Haïti, le représentant du ministère de l’agriculture, dans son allocution, plaide en faveur d’un meilleur encadrement de ce secteur et une augmentation du budget de ce dit ministère relative à ses obligations.

Le directeur exécutif du MPP, Agr. Chavannes Jean-Baptiste, peint un tableau sombre : Notre planète terre est en danger. Un danger imminent qui menace toutes les nations, tous les pays et c’est de la vie de l’homme qui est menacée dans toute son intégralité. En grande partie, cette menace trouve son origine dans l’agriculture l’industrielle pratiquée dans les grands pays capitalistes, qui, en soit, un instrument de destruction. La vie ne sera pas possible si la situation planétaire ne change pas.

Les pays industrialisés et les multinationales, après la deuxième guerre mondiale, développent d’autres alternatives agricoles dans le but de garantir la sécurité alimentaire des peuples. Dès lors, ils disposent des semences transgéniques et hybrides, et de nouveaux engrais chiques pouvant mieux fertiliser le sol mais en réalité qui ne cessent pas de détruire notre sol. Cette technologie a connu un grand essor avec la révolution verte. Avec l’idéologie du capitalisme, l’agriculture industrielle ne vise que la maximisation des capitaux mais non garantir le bien être de la population mondiale. D’où aujourd’hui on parle de l’économie verte ou le capitalisme vert ; ce qui engendre différentes crises : énergétique, climatique et une crise alimentaire provoquée.

En l’an 2000, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), dans son enquête, faisait état d’environ 840 millions de personnes affamées dans le monde, ce qui a suscité L’ONU à se fixer pour objectif de réduire la faim dans le monde à moitié d’ici en 2015, et aujourd’hui, en 2013, le monde compte 1.2 milliard de personnes affamées. Cet objectif reste une utopie pour les Nations Unies. Si la mission de l’agriculture est de bien nourrir les hommes, l’agriculture industrielle ne fait que détruire la vie. Cette dernière est non seulement responsable de la faim dans le monde mais aussi l’effet de serre jusqu’à 50%. M. Chavannes déclare : « Il serait mieux de transformer les facultés d’agronomie en faculté agro-écologique pour protéger notre planète ».

Le MPP opte pour « l’agriculture paysanne » et pour la réforme agraire intégrale.

  • Ce modèle agriculture est très ancienne et d’application depuis environ 10 milles ans AVJ. Elle peut non seulement protéger la planète mais la mieux nourrir également.
  • Les terres doivent être dans les mains des paysans. Pas de paysan sans terre. L’Etat doit être présent pour fournir les services de base et garantir la protection de l’environnement, de la biodiversité et de l’écosystème.

Qu’en est-il pour les Pays Moins Avancés ?

Haïti, le seul PMA dans l’Amérique, est exposée aux catastrophes naturelles de toutes sortes : Inondation, érosion, sécheresse…etc. 80% d’énergie provient du charbon de bois, Haïti perd, par année, environ 2 milliards de dollars en biodiversité et 50 millions d’arbre. La couverture végétale est à moins de 2%. Les 33 Pays Moins Avancés en Afrique connaissent cette même douleur et s’avancent vers l’extrême pauvreté. Une situation lamentable face à laquelle tout le monde doit agir positivement pour projeter notre environnement planétaire. D’où l’objectif du MPP dans la formation des techniciens et techniciennes agro-écologistes a bien sa raison d’être.

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